Négociations commerciales : à date, dans l’Hexagone, rien de vraiment nouveau.
Bilan contrasté malgré la charte : les tensions perdurent
La charte de bonne conduite, signée fin 2025, visait un double objectif : apaiser les tensions et finaliser les signatures avec les PME (CA < 50 M€ ou < 250 salariés) au plus tard le 15 janvier.
Un résultat très nuancé.
Selon la FEEF, seuls 30 à 40 % des contrats PME étaient signés à cette date, alors que côté distributeurs, certains avancent 80 à 90 % d’accords signés.
Le Comité de suivi des négociations commerciales du 19 janvier et l’audition du ministre Serge Papin dressent un premier bilan mitigé.
Les tensions persistent : pressions sur les prix, menaces de déréférencement, pratiques discutables, etc.
Serge Papin appelle à des contrats pluriannuels, qui pourraient être une solution pour sortir d’un rapport de force parfois destructeur.
Il prône aussi un recours aux contrats tripartites qui réuniraient distributeurs, industriels et agriculteurs (comme c’est le cas pour certaines négociations MDD).
Sans réelle surprise : la charte, bien qu’utile symboliquement, ne suffit pas à rééquilibrer les relations commerciales – dont la période des négociations est, et risque de rester en l’état, une source de tensions.